"Tous les diamants du ciel", de Claro

Publié le par Emmanuelle Caminade

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En 2010, une tornade littéraire avait ranimé les personnages du Magicien d'Oz en leur faisant survoler la première moitié du terrible siècle inféodé au culte de la science qui avait débouché sur la négation de l'humain. Deux ans plus tard, Claro poursuit son voyage et s'attaque aux deux décennies qui ouvrent la seconde moitié de ce XXème siècle.

Tous les diamants du ciel n'est pas pour autant la suite de  CosmoZ. C'est un livre différent, un "bad trip" qui embrasse un monde nouveau marqué par la guerre froide, la conquête de l'espace et les essais nucléaires, mais aussi et surtout par la contre-culture américaine, la beat génération et le mouvement hippie qui des Etats-Unis gagnera l'Europe, dans un contexte de drogue et de libération sexuelle.

 

Août 1951, une mystérieuse épidémie aux relents moyenâgeux épicés de CIA frappe Pont-Saint-Esprit, une petite ville du Gard dont le nom tente de jointoyer le ciel, donnant lieu à des scènes de folie hallucinatoire collective dépassant de beaucoup la fiction. Il n'en faut pas plus pour exciter l'imagination de Claro dont les délires se nourrissent bien souvent de la réalité... 

Intoxiqués par le "pain maudit" qu'ils ont consommé, les Spiripontains sont en effet la proie de symptômes communs à l'ergotisme (1) et à la prise de LSD (2), un psychotrope hallucinogène dérivé du seigle dont les effets - on le sait maintenant - furent expérimentés par l'armée américaine et la CIA qui s'intéressaient de près à cette nouvelle possibilité chimique de soumission, dans le cadre d'un programme de contrôle mental (3). On nage déjà en pleine série noire !

Et cette transformation du pain en drogue, cette modification de sa substance qui n'affecte pas son apparence mais en fait «tout autre chose» s'avère d'une richesse fascinante. Elle renvoie bien sûr au mystère de la transsubstantiation chrétienne (4), à la conversion du pain en corps du Christ, avec tout son miracle d' ambiguïté entre le charnel, le sensuel, et le spirituel, et, plus largement, elle interroge sur le rapport entre la substance et l'apparence, entre la réalité et l'illusion, sujet en or pour un écrivain.

 

1) Empoisonnement dû à l'ergot de seigle, un champignon contaminant les céréales 

 

2) De l'allemand Lysergsaürdithylamid

 

3) Projet "Bluebird" de contrôle mental qui deviendra ensuite "Artichoke"

 

4) La conversion du pain et du vin en corps et sang du Christ lors de l'Eucharistie.

 

Oui, «c'est tout autre chose», annonce la première phrase de Tous les Diamants du ciel  et cette idée, cette formule, va rebondir tout au long du livre comme un «sésame» foisonnant, Claro mêlant à cette innocente aventure boulangère initiale cette trinité explosive religion/sexe/drogue avec une jubilation quelque peu blasphématoire et assez communicative. Une trinité dont chacun des éléments tend justement à autre chose : un désir de ciel, un rêve d'envol revêtant la forme de l'extase mystique, de l'orgasme ou de cette autre "petite mort" décrite par Henri Michaux (5), qui permet de décoller de soi. Un désir ouvrant la porte à de multiples dépendances et manipulations, un rêve de lune, de conquête d'autres espaces matérialisé aussi dans cette course acharnée des Etats-Unis et de l'Union soviétique dans le contexte de la guerre froide ...

 

Le livre s'appuie dès le départ sur ce cycle "panaire" quotidiennement recommencé : «noces» de trois éléments longuement pétris qui vont lever et disparaître dans les flammes du four pour faire naître ce pain  qui assouvira notre faim : une transformation métaphore de celle de la matière-même des mots réalisée par l'écrivain qui relève plus à la base du changement de l'apparence, de la forme, que de la substance. Et Claro, cet écrivain qui n'est pas un enfant de choeur mais un sacré mitron, va travailler avant tout la langue, sa pâte, pour en faire lever une étrange et vertigineuse fiction. Une métamorphose littéraire, une illusion, révélatrice aussi sans doute d'autre chose. Beaucoup de résonances donc dans ce "pain du ciel"(6), ce "pain maudit" ou ce cycle panaire symbolisant celui de la vie tant fictive que réelle de ces personnages ou de ces hommes multipliés comme des pains dont l'existence peut se résumer à une phase ascendante et descendante. Des créatures nées des mains d'un démiurge, du feu ou de l'enfer, pour retourner à leur origine, à la «nuit du four».

 

5) Ecrivain et poète grand consommateur de drogues, souvent cité dans le livre

http://jm.nicolle.pagesperso-orange.fr/jmn/sujet/michaux.htm

 

6) http://www.bible-service.net/site/475.html

 

Trois personnages nous entraînent dans une mystérieuse et déroutante histoire.

Antoine, tout d'abord - dont nous suivrons l'intégralité du parcours -, un adolescent mystique tourmenté par la chair, orphelin sans père et sans repères abandonné par sa mère à la naissance qui, après avoir été enfant de choeur et avoir espéré en vain être l'élu du Saint Esprit (7) ne sera pas désigné par la foudre du ciel et se tournera vers la boulangerie. Ce mitron ayant pétri la fournée maudite le lendemain des fêtes de l'Assomption (8) sera frappé par le "mal des ardents" ( déjà annoncé par son saint patron (9)), et, «la mémoire incendiée», il sombrera dans la folie.

Si Antoine ne put jamais compter sur la moindre Marie, il rencontrera à Paris, où elle tient un sex-shop, une drôle de vierge nommée Lucy Diamond (10) qui illuminera sa vie. Jeune américaine en rupture de famille, cette junkie tombera dans la prostitution, puis troquera l'héroïne pour le LSD sous l'influence, et très vite la dépendance, d'un mentor nommé Wen Kroy.

Cet agent de l'ombre dont le nom est l'anagramme de New York, où se tramaient alors les terrifiantes expérimentations de la CIA - dont l'affaire de Pont-Saint-Esprit (11) fut peut-être l'oeuvre -, manoeuvre ainsi les ficelles, reliant les différents lieux et les diverses époques de ce roman, et permettant la naissance d'une improbable idylle entre Antoine et Lucy.

Et le côté désincarné de cet agent secret semble des plus judicieux mais, malheureusement, les personnages d'Antoine et de Lucy, pourtant solidement campés au début ( partie I et II) deviennent par la suite un peu artificiels et on a parfois du mal à y croire.

 

7) Antoine élève d'ailleurs des colombes qui sont le symbole du Saint Esprit

 

8) Les troubles apparus chez les Spiripontains s'étalèrent sur l'été et culminèrent en Août 1951 et c'est avec malice que Claro adopte le lendemain du jour de la montée au ciel de la Vierge pour situer sa fournée maudite

 

9) L'ergotisme est aussi appelé "feu de Saint -Antoine"

 

10) Lucy vient du latin lux (lumière) et l'auteur nous renvoie à une chanson des Beatles composée, on le suppose, sous l'emprise du LSD:  Lucy in the sky with diamonds

 

11)http://www.rue89.com/2010/03/08/en-1951-un-village-francais-a-t-il-ete-arrose-de-lsd-par-la-cia-141947

 

 

Dans CosmoZ, Claro avait su brillament survoler cinquante ans d'histoire, en retenant et approfondissant l'essentiel par la voie de la fiction, mais dans Tous les Diamants du ciel, qui bien sûr ne se veut pas un roman historique, ce survol est effectué de manière trop lacunaire à mon sens. On passe ainsi du Pont-Saint-Esprit de 1951 au Paris de 1969 sans qu'il soit fait mention des traumatismes et des manipulations ayant accompagné le processus de décolonisation, élément pourtant marquant de cette période. Certes, ceci peut s'expliquer par l'amnésie d'Antoine, mais quand ce dernier retrace son passé imaginaire de légionnaire, la guerre d'Algérie se voit balayée d'un raccourci assez cavalier, les essais nucléaires dans le Sahara primant visiblement pour l'auteur. Quant à la guerre du Vietnam, plusieurs fois brièvement évoquée, elle est plutôt escamotée...

Claro s'est centré dans ce roman sur cette contre-culture américaine rock et pop née du LSD et de la libération des moeurs qui fut exportée dans le reste du monde occidental, ainsi que sur la drogue comme "élément de pouvoir par excellence", sur la naissance d'une nouvelle forme plus sournoise d'aliénation. Il met d'ailleurs assez bien en lumière la dépendance de cette Europe et notamment de cette France qui soudain se croit libérée.

C'est un parti-pris cohérent qui coïncide avec l'expérience stylistique menée par l'auteur dans ce livre, mais que je regrette un peu pour ma part.

 

Abordons donc maintenant l'essentiel du livre, cette expérience littéraire qu'est son écriture.

 

Tous les diamants du ciel est un roman très charpenté dont les six parties se divisent chacune en trois chapitres : un rythme ternaire, voire trinitaire ! Trois chapitres dont les intitulés reprennent les trois lettres de LSD et qui impulsent aussi, m'a-t-il semblé, un même mouvement à chacune de ces parties. Les éléments se mettent tout d'abord en place pour faire lever l'histoire qui atteint le summum de son intensité avant de finir par se dénouer, se disperser et disparaître, un peu comme dans le  cycle du pain. Mais cette construction riche de significations donne à l'ensemble du livre un rythme de montagnes russes qui n'a pas réussi à me happer comme le fit  la spirale ascensionnelle de CosmoZ qui ne revenait en arrière que pour mieux se renforcer. Et il manque à mon sens à Tous les diamants du ciel cette prodigieuse et réjouissante vitalité qui animait ce précédent roman. C'est sans doute délibéré de la part de l'auteur, mais ce pétrissage et ce gonflement pâteux, comme cette déstructuration ou ce délitement final peuvent aussi agir sur le lecteur de manière négative.


La narration, extérieure, n'est pas linéaire mais procède par sauts et par retours en arrière, tant entre les parties qu'en leur sein, mais toujours de manière très explicite.

Claro commence au présent son récit avec Antoine, alternant ensuite présent et passé avec subtilité. Il entame en effet la seconde partie consacrée à Lucy au passé (avec la même phrase mais à l'imparfait), soulignant ainsi le contraste entre New York et Pont-Saint-Esprit au début des années 1950. Et quand on atteint 1968 à la fin de cette partie, il revient brusquement au présent ( non sans intercaler malicieusement sa formule magique, au passé simple cette fois) ,assurant ainsi la liaison avec le premier chapitre de la partie suivante qui nous entraîne dans le Paris de 1969. Le présent donne par ailleurs beaucoup de vie à ce portrait d'une capitale aussi légère et libérée que Pont-Saint-Esprit nous avait semblé rigide et pesante. Puis le récit continue au passé jusqu'à la fin, à l'exception des premiers chapitres des deux dernières parties dans lesquelles le présent donne plus de crédibilité à l'invention de son passé par Antoine, puis rend compte de «la réalité de son hallucination», proche de l'overdose.

 

Comme à son habitude, Claro travaille beaucoup la langue, usant de toute la gamme des procédés à sa disposition: de l'invention verbale, certes, mais surtout beaucoup de mots rares et de vocabulaire spécialisé, de mots étrangers – latin compris - (et notamment l'utilisation d'un franglais assez comique dans la bouche de Lucy), et même des sigles et des abréviations. Et il n'hésite pas à fragmenter les mots et à en disperser les éclats. Il joue par ailleurs avec malice de tous les symboles, de ces «noms éloquents»  et de toutes les polysémies et les ambivalences qui lui permettent de tisser un réseau d'échos. Sans compter les variations typographiques, le recours à l'italique et aux majuscules pour mettre en lumière certains propos ou permettre une certaine lisibilité malgré la déstructuration des dialogues.

L'auteur intègre beaucoup de citations, et toujours fort à propos, qu'elles concernent Henri Michaux, Francis Ponge (sur le pain bien évidemment) et beaucoup d'autres encore (notamment William S. Burroughs dont je ne vous parlerai pas car je ne connais de lui que ce qu'en dit Wikipédia), ou des titres et des répliques de film (la citation de Truffaut apparaissant bien sûr au moment même où le narrateur évoque Godard et la nouvelle vague...), sans compter les nombreuses références musicales de l'époque.

Dans Tous les diamants du ciel, Claro cherche par ailleurs à saisir par l'écriture une perception hallucinée du monde sous l'emprise du LSD. Une perception très sensorielle, visuelle, lumineuse, déformée et colorée (des rêves d'incendie, des images qui se déforment en schémas géométriques ...) Une perception qui dépasse largement les visions pour amplifier les sons, des sons qui se confondent avec les couleurs, et s'attacher aux odeurs, aux sensations du toucher, de texture et de matière... Et les phrases tentent  de rendre compte de cette accélération de la vitesse de la pensée qui provoque hésitations et indécisions et de ce dédoublement, de cet abandon de la demeure du corps, de ce décollage de soi, par des images poétiques mais aussi en se fragmentant et s'alourdissant de très nombreuses incises.

 

 

On ne peut qu'être admiratif de tout ce travail mais le résultat ne me semble pas personnellement à la hauteur de l'investissement de l'auteur, de tous les moyens qu'il a mis en oeuvre. Je suis restée un peu extérieure à ce roman qui me semble planer à la surface des choses, l'histoire personnelle des héros n'y étant pas plus approfondie que la grande histoire. Des héros qui ne sont pas arrivés à me toucher comme le firent Dorothy, simple héroïne de papier - ou de pellicule - et cet homme de paille ou de fer, bouleversant d'humanité, dans le précédent roman de l'auteur. Bien sûr, il y a l'écriture mais elle doit transcender la pure performance et nous apporter autre chose. Et c'est ce miracle qui ne se produit pas à mon sens dans Tous les diamants du ciel.

On ne fait qu'effleurer de multiples directions même si tout est narré avec un grand souci du détail et on croule sous une avalanche de descriptions oniriques. Certes, j'ai apprécié les nombreuses et belles images poétiques, j'ai très souvent souri et parfois même ri (notamment avec l'épisode du comptage des hosties) aux délires de Claro, mais je dois avouer que le livre m'est plusieurs fois tombé des mains (je me suis ennuyée ferme à Copenhague, un peu moins dans la rade de Toulon ou sur le sous-marin ...).

Ni la construction, ni le style, quel que soit leur intérêt, ne parviennent à mon sens à donner suffisamment de souffle à ce roman. L'auteur en fait peut-être trop, alourdissant ses phrases ou les précipitant sans le moindre répit, déstructurant ses dialogues jusqu'à les rendre incompréhensibles (pas moins de deux pages totalement illisibles à la fin de la première partie!). Pourtant, il tente bien d'impulser du rythme et de relier les fragments de son roman, scandant son texte de refrains, égrenant des prières ou répétant des formules, déclinant astucieusement de multiples motifs qui se font écho tout au long du livre (flammes ou foudre, poupée et lune... et, dans une moindre mesure, défenestration, poche, etc...). Mais, pour moi du moins, cela n'a pas suffi.

 

 

 

Claro

 

Tous les diamants du ciel, Claro, Actes Sud, Août 2012, 248 p.


 

Biographie et bibliographie de l'auteur :

 

  http://fr.wikipedia.org/wiki/Christophe_Claro


 

 

EXTRAITS :

 

 

I


DANS TOUS LES ESPRITS

(Pont-Saint-Esprit, 1951)


I


LUMIERE

p.15/16


C'est tout autre chose. C'est, dans la nuit du four, au plus près du feu, la naissance du pain, la gigue des molécules, l'invention de la panique, et voilà le silence et sa croûte fêlés, voilà le sacre du doré, les pierres de voûte accueillant une dernière fois les galaxies d'effluves, puisqu'une forme, enfin, ici s'exauce, au coeur du fournil de Roch Briand, dans la grande rue qui fend Pont-Saint-Esprit, et ce quelques heures après la fête de l'Assomption, alors prenez ce pain et rompus soyez. Dos plat, ventre incisé, les pains de la fournée du 16 août 1951 sont de patients démons, nés d'une pétrie dont Tu nous donneras des nouvelles ô Seigneur.

 

Peu avant minuit, le jeune Antoine prépare la pouliche, banales noces d'eau, de farine et de levure, auxquelles est vite adjoint le sel, puis laisse reposer l'amalgame dans la cuve, rêve, fredonne, feuillette le dernier numéro du journal Tintin, sort enfin la pâte du pétrin pour la peser et la mettre en boule, la façonner, mais la manier à la pelle, non, ça c'est son patron qui s'en charge, c'est Roch qui enfourne les pâtes façonnées, d'un geste plongé, en escrimeur, donne quelques secousses, raclements et vibrations, et soudain le recul, les portes forgées qui se referment sur l'enfer bienveillant, on s'éponge le front, s'essuie les mains sur le tablier. Il faut attendre, préparer une deuxième pétrie, suivie d'une troisième, avant que soit achevée, vers quatre heures du matin, la fournée du jour - puisque tous les jours : le pain.

(...)

 

 

II


UN SINGE SUR L'EPAULE

(New York, 1951)


II


SOUMISSIONS

p. 74/75


(...)

Les lumières du bar, sentant la menace grandir, se retirent dans une ombre qui enfle de partout telle une marée prise dans une crique, et la volonté de Lucy, inutile et vertigineuse, choit dans la poche de l'homme. Oui, son corps soudain minuscule verse dans la doublure de soie, et elle se retrouve prisonnière d'un espace à la fois solide et gluant, clair et feuilleté, où enfin ne plus parler, ni esquiver, ni se mouvoir, où rejoindre la solitude des foules, la tentation animale, quand tout ce qui vous agrège au décor n'est plus qu'indifférence. Elle qui a senti des centaines de fois céder le carton et la pâte des conventions, senti leur chair détrempée éclater sous la pression des yeux, comprend que l'expérience qu'elle fait en cet instant est d'une toute autre magnitude. Jamais l'héro ne l'aurait propulsée ainsi dans la poche d'un homme, une poche qui est boyau, tunnel aux parois modulables, sonores. Le lointain cliquetis des verres se traduit ici-bas par des rouges marbrés, des mauves acérés, des bleus onctueux, et par d'autres nuances qu'il est inutile de chercher à nommer.

Une éternité l'accepte, la dévore, puis, capricieuse, la rejette, et elle se laisse expulser, revient à elle et au monde mais sans l'haleine du singe sur sa nuque, sans le manque qui la désintègre depuis quelque jours. Elle regarde l'homme, désormais assis à sa droite. Il lui sourit, prêt à partager l'enchantement nouveau. Lucy ne peut qu'en déduire qu'elle est ressortie par sa poche gauche, il n'y a pas d'autre explication, pas d'autre solution, et la magie est la seule alternative à la panique. L'homme, alors, se présente – Wen Kroy -, il se décline en détails de plus en plus élégants et inquiétants, et Lucy devient un simple collier de oui entre ses mains plus ou moins gouvernementales. "Si tu aimes ce que j' ai mis dans ton verre, on devrait pouvoir s'entendre" - c'est ce qu'il dit, d'une voix délicieusement cannibale, avant de lui apprendre à prononcer les lettres magiques : LSD.

(...)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Fiction

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L’écrivaine 25/10/2012 16:01


Certains auteurs ont fait le bon choix le jour où ils ont décidé de rédiger un roman. Ce n’est pas donné à tout le monde de savoir comment rédiger un roman intéressant et qui sera choisi par un
éditeur. La simplicité, la spontanéité des personnages et la véracité des événements seront des atouts précieux. Les faits racontés devront être crédibles et captivants. Pour rédiger un roman
intéressant, certains vous diront qu’il y a une méthode et d’autres vous diront qu’ils écrivent ce que leur coeur leur dicte. Pour ma part, je crois que l’on peut écrire un roman sans méthode,
mais qu’il est préférable d’avoir une méthode pour écrire un bon roman. 


Merci pour votre blog. J’apprécie vos analyses.