Elsa, de Angela Bubba

Publié le par Emmanuelle Caminade

 

Poète, nouvelliste, essayiste et romancière, Elsa Morante – qui connut la célébrité de son vivant (1) – est sans doute l'écrivaine italienne la plus importante du XXème siècle.

Fascinée par la singularité de sa personnalité et de son oeuvre, Angela Bubba lui avait déjà consacré en 2016 un essai qui fut salué par la critique de son pays : Elsa Morante madre e fanciullo (2). Explorant l'ensemble de ses écrits, elle y éclairait au travers des archétypes de la mère et de l'enfant éternel les schémas psychologiques souvent d'origine traumatique sous-tendant sa vie comme son écriture. Et son roman Elsa sorti en Italie en 2022 et en France en 2025 dans une traduction de Florence Courriol-Seita (Heloïse d'Ormesson, mars 2025), approfondissant ces thèmes moteurs que furent pour Elsa Morante la maternité et l'enfance, s'inscrit dans la continuité de cet essai biographique.

Par la fiction, l'auteure cherche désormais à pénétrer le monde intime de cette écrivaine mystérieuse et passionnée, rebelle et insatisfaite, toujours en quête de vérité et d'absolu. A éclairer surtout cette manière particulière dont elle scrute la réalité de sa vie au travers du prisme de l'imagination et du fantastique. Négligeant nombre d'éléments biographiques pour se focaliser sur ceux revêtant à ses yeux une importance majeure, elle nous la montre ainsi au travail, traquant sa propre vérité dans l'ascèse que représente pour elle l'écriture.

Aussi, loin de ces biographies romancées auxquelles nous sommes accoutumés, Elsa s'avère-t-il plutôt un roman biographique dont les inventions (s'appuyant sur une sérieuse recherche documentaire et une parfaite connaissance de ses écrits) ne servent qu'à serrer au plus profond l'héroïne, Angela Bubba, à l'instar de cette dernière (3), mettant son imagination au service de la vérité. Et ses choix narratifs et stylistiques, originaux et pertinents, épousent parfaitement son projet.

1) Elle fut notamment la première femme à remporter le prix Strega en 1957 avec son second roman L'isola d'Arturo. Et son roman La Storia, immédiatement traduit en de nombreuses langues et adapté de plus à la télévision italienne par Luigi Comencini, lui apporta une célébrité tant nationale qu'internationale

2) Essai qui ne fut pas traduit en France

3) «Io sono una verità che inventa.» («Je suis une vérité qui invente.»), fait-elle ainsi écrire à son héroïne dans son journal

 

 

Angela Bubba a mis en place un dispositif narratif complexe, optant pour un récit elliptique et fragmenté pour approcher cette femme brisée que fut Elsa Morante. Un récit se déroulant de 1922 (année de ses dix ans) à sa mort en 1985 à l'âge de soixante-treize ans qu'elle découpe en séquences annuelles se succédant sans transition dans un montage discontinu, et qu'elle mène dans un vibrant présent lui donnant intensité.

L'auteure privilégie par ailleurs une narration à la troisième personne (4), non pour adopter le point de vue surplombant du biographe mais pour s'immiscer dans les pensées et les émotions, les rêveries et les souvenirs d'une héroïne à l'activité psychique intense et pour sonder aussi la manière dont la voient ses proches. S'attachant aux moments décisifs de sa vie, à ses traumatismes fondateurs (5) et ses rencontres déterminantes (6) - fils conducteurs du récit - et imaginant de petites scènes, elle lui donne néanmoins voix par le biais de nombreux dialogues, ainsi que par l'ajout d'un journal intime fictif qui, non seulement ouvre et conclut le récit de manière signifiante, mais s'intercale, toujours à bon escient, entre certains chapitres : «Potrei provare a tenere un diario. Non giornalmente intendo, magari sotto la spinta delle occasioni seguendo il peso di certi fatti.» («Je pourrais essayer de tenir un journal. Pas quotidiennement, je veux dire, mais plutôt en fonction d'occasions qui se présentent, selon l'importance des événements.»)

Un journal intime où Elsa s'auto-analyse avec recul - ce qui complète la voix plus impulsive et spontanée des dialogues, introduisant un intéressant contraste - : «Ci vorrebbe (...) un titolo. Forse Almanacco di un'anima in pena. O Piccolo buffet della psicanalisi. O ancora Thema & Problemi.». («Il me faudrait (…) un titre. Peut-être Almanach d'une âme en peine. Ou Petit buffet de la psychanalyse. Ou encore Thèmes & Problèmes.»)

4) A l'exception du chapitre 1975 de son récit consistant en une lettre fictive d'Elsa Morante adressée de manière posthume à Pasolini

5) Sa relation tumultueuse avec sa mère (compensée par son adoration pour la riche comtesse Maria Guerrieri Gonzaga Maraini, sorte de mère de substitution), ce père malade et impuissant qui se révélera ne pas être son père biologique, son départ du foyer familial pour vivre seule et écrire, cet avortement précoce qui la culpabilise et la hante ...

6) L'écrivain Alberto Moravia qu'elle rencontra en 1936 et épousa en 1941 qui, en dépit de leur séparation, marquera sa vie entière, le poète, écrivain et réalisateur Pier Paolo Pasolini, le cinéaste Luigi Comencini, le jeune peintre américain Bill Morrow...

Elsa Morante sur le plateau du film La Ricotta de Pasolini.

«Vivere, dunque. O scrivere?

Non chiedetemi di scegliere. So solo che la vita pare inaccettabile mentre la scrittura è una tragedia di lunga più felice.»

(«Vivre, alors ? Ou écrire ? Ne me demandez pas de choisir. Tout ce que je sais c'est que la vie paraît intolérable quand l'écriture est une tragédie bien plus heureuse.»)

Le premier extrait du journal servant de prologue annonce ainsi la question centrale de cet ouvrage : à savoir le rapport entre la vie et l'écriture d'Elsa Morante, cette écrivaine ayant notamment transfiguré par l'écriture sa vision tragique de l'existence. Il nous propulse dans son rêve, dans ce "grand château intérieur et éternel" qui a permis à cette femme souvent en conflit, en désaccord avec le monde qui l'entoure, de réussir à avancer, à exister, en écrivant : «Sono andata avanti così per molto tempo, finché non divienni ci che sono. Scrivendo. Sognando il fuoco.» («J'ai continué comme ça pendant longtemps, jusqu'à devenir ce que je suis. En écrivant. En rêvant de feu.»)

Et ces deux dernières phrases confortent habilement l'épigraphe du roman (7), tandis que, dans l'extrait terminant le livre, l'héroïne se projetant après sa mort dans un monde où elle vivrait "de soleil et de prières" affirme le caractère éternel de la littérature : «La gran parte delle cose, a furia di essere, ambisce alla fine, ma non i libri, non la letteratura che è un fatto eterno.» («La plupart des choses, à force d'exister et de vouloir exister, aspirent à une fin, mais pas les livres ni la littérature qui sont éternels.»)

Angela Bubba a ainsi particulièrement soigné le début et la fin de son roman, l'incipit du premier chapitre commençant de plus par ELSA (en lettres capitales) et le livre finissant de même sur ce mot, ce qui nous éclaire sur la portée symbolique et profondément signifiante de ce titre qui pourrait à première vue sembler un peu familier.

7) Angela Bubba a placé cette citation de Léon Tolstoï en exergue de son roman : "J'aimerais écrire à jets de feu."

 

 

Incipit du premier chapitre (8) :

«"ELSA, singolare femminile. Voce di origine germanica. Con questo termine si indica la traversa metallica posta alla base dell'impugnatura delle spade, che serve a proteggere in parte la mano e a fermare la lama (…) stare con la mano sull'elsa ; figurato : essere pronto al combattimento, alla lotta."» («"ELSA, FEMININ SINGULIER. Terme italien d'origine germanique. Ce mot désigne la garde, pièce métallique perpendiculaire placée contre la lame et la poignée de l'épée et servant à protéger en partie la main (...) stare con la mano sull'elsa, s'appuyer de sa main sur la garde; sens figuré : être prêt au combat."»

Mettant en scène la tragédie de la vie d'Elsa Morante et de son écriture (même si celle-ci s'avère plus heureuse), Angela Bubba fait d'emblée de son prénom éponyme un prénom prédestiné annonçant la dualité de cette femme à la fois vulnérable et combative qui, malgré son désespoir, luttera toute sa vie, ainsi que sa profonde singularité. Le terme italien "elsa" désigne ainsi une pièce défensive servant à protéger, l'auteure comparant son héroïne à cette arme offensive qu'est l'épée : «"Sono una spada allora ?", chiede Elsa alla madre» («- Je suis une épée ?, demande Elsa à sa mère.») Et celle-ci de lui répondre : «"Una spada ou qualcosa di molto simile."» («- Une épée ou quelque chose qui lui ressemble.»)

Et, dans cette conversation mère/fille riche de sens, l'auteure ajoute une remarque maternelle pour mentionner la singularité de cette héroïne qui ne ressemble à aucune autre : «"Nessuna spada somiglia a un'altra spada. Riccordalo."» («- Il n'y a pas deux épées qui se ressemblent. N'oubie jamais ça.») Une singularité revendiquée qui sous-tendra la quête existentielle et littéraire d'Elsa Morante.

Par ce prénom Elsa non suivi de son nom de famille, Angela Bubba souligne donc l'unicité de cette dernière (Cf l'excipit du livre «Io. Elsa.» Moi. Elsa.»). Et en supprimant Morante, bien que l'écrivaine italienne - ayant refusé après son mariage d'être appelée Elsa Moravia - se soit toujours affirmée comme Elsa Morante, elle semble aussi vouloir effacer le mensonge d'une paternité dont la révélation fut pour elle un choc.

8) Pour la traduction des citations, je me réfère toujours à celle de Florence Courriol-Seita dans la version française, même si personnellement je ne souscris pas toujours à cette traduction dans l'ensemble fidèle qui supprime parfois des effets voulus par l'auteure. Du fait d'un parti-pris typographique n'apportant rien (mettre les premières phrases de chaque chapitre en lettres capitales), l'effet voulu par l'auteure en commençant le premier chapitre par ELSA en capitales est par exemple estompé (cf la citation ci-dessus). Et dans cette définition d'un dictionnaire italien reprise intégralement, à bon escient, par Angela Bubba (la vie d'Elsa ayant été une suite de combats incessants, notamment contre elle-même), le mot "lotta" ("lutte") qui renforce pourtant le mot "combattimento" ("combat") est ignoré (sans doute pour éviter une répétition !)

Arturo nel giardinio di Elsa, peinture d'Anna Nunzio (2022)

 

"Elsa Morante a produit une œuvre hautement originale alliant le réalisme à l’onirisme, le roman psychologique à la fable mythique, le spirituel au politique", écrivait Marie Fabre dans sa passionnante critique (9) de l'essai de René de Cecatty (Elsa Morante, une vie pour la littérature, Taillandier 2018), et Angela Bubba entremêle tous ces aspects dans un style volontiers poétique, symbolique et métaphorique, entretenant (comme le fait Elsa Morante dans ses œuvres) une certaine confusion onirique. Elle multiplie ainsi les descriptions ralentissant le récit mais campant une atmosphère épousant les fantasmagories de son héroïne et son tempérament incandescent.

L'auteure rapproche souvent des termes en apparence contradictoires (10) pour faire écho à la dualité d'Elsa, malheureuse et pourtant si attachée à la vie, et elle recourt constamment à des motifs hautement symboliques comme celui de la lumière (11) et de ses reflets facilitant le passage entre monde réel et monde imaginaire : «Quando poi raggiunge i libri, crea come un triangulazione di riflessi, un incubo perlaceo in procinto di dispiegarsi.» («Quand elle [la lumière du soleil] arrive au niveau des livres, elle crée des triangulations de reflets, un cauchemar nacré sur le point de se déployer.»)/ «L'aura bianca del sole li trasfigura in esseri abbaglianti, accesi come fiamme d'aria.» («L'aura blanche du soleil les transfigure, les transforme en des êtres éblouissants, incandescents comme des flammes d'air).»)

Ou comme celui de la pluie : «(...) un'acqua obliqua e sottilissima. Il vento la sposta formando architteture immaginarie.» ((...) une pluie oblique et fine que le vent déplace, formant des architectures imaginaires.»)/ «Strati e strati di cristallo che piomba vano su tutto, come la grida di un sogno.» («Des couches de cristal pleuvaient sur tout, comme les cris d'un rêve.»)

Angela Bubba s'intéresse moins aux faits qu'à leurs répercussions sur la psychologie d'Elsa Morante et sur son écriture (12), et si elle se soucie peu de vraisemblance cela n'empêche pas son propos d'atteindre une certaine justesse. Son héroïne de quatorze ans discutant avec un garçon du même âge tient ainsi des propos étonnants qui, s'ils paraissent peu authentiques, traduisent sa précocité intellectuelle  :

«"Ogni cattiveria è insensata se non ha dentro un briciolo di bontà. Non farebbe alcun male."» («-Toute méchanceté est absurde si elle ne renferme aucune bonté. Sans cela, ça ne ferait pas mal.») 

«"Ho capito."» («-Je vois.»)

«"Sei sicuro ? Non è un concetto molto semplice."» («-Tu en es sûr ? Ce n'est pas un concept très simple à saisir.»)

Quant à l'anecdote aussi peu réaliste concernant Luchino Visconti, elle illustre ce côté impétueux, brutal et carnassier du personnage qui attirait tant Elsa : «Quell'incontro si conclue bruscamente. Luchino strappò a Elsa un bacio sulla bocca, poi le spinse la testa in direzione del sesso, continuando per quasi mezzora» («Cette rencontre prit fin brutalement. Luchino a arraché à Elsa un baiser sur la bouche, puis il a pressé sa tête en direction de son sexe pendant presque une demi-heure»).

Le roman prend souvent une tonalité onirique, notamment avec les personnages de M. Franz (car Elsa a besoin de chimères pour tromper sa solitude), et surtout d'Arturo.

M. Franz, qui intervient dans deux chapitres, est un vieux cordonnier dont l'échoppe se trouve face à la mansarde dans laquelle Elsa a déménagé à dix-neuf ans, vivant pauvrement dans une grande solitude hormis la compagnie d'un chat. Et les conversations que cette dernière entretient avec ce personnage étrangement cultivé et philosophe lui prodiguant avis et conseils semblent une création de son esprit. Elles lui permettent en effet de partager sa douleur (sa culpabilité d'avoir choisi d'avorter) : «Ha detto, ha inidicato il dolore a qualcuno che non fosse sé stessa» («Elle a exprimé, montré sa douleur à quelqu'un d'autre qu'elle même»). Mais aussi sa joie (voir son premier roman pour enfants publié en feuilleton dans le Corriere dei Piccoli).

Pour Angela Bubba, cette maternité délibérément avortée hantant Elsa Morante marque un tournant dans sa vie comme dans son écriture. Et le personnage fantasmé d'Arturo - nom de poète aimé donné à cet enfant qu'elle empêcha de naître (13) - prend corps dans ce roman, illustrant la manière dont l'écrivaine a su transcender son désespoir grâce aux sortilèges de l'imagination. Sorte d'hallucination angélique, ce personnage qui n'existe que dans ses rêves y occupe ainsi très vite une place importante, venant souvent visiter l'héroïne, dialoguant avec elle et l'accompagnant jusqu'à son dernier souffle.

 

9) Article intitulé Elsa Morante, femme-canon Ou comment rapetisser une grande écrivaine https://pantherepremiere.org/texte/elsa-morante-femme-canon/

10) Le narrateur note ainsi : «E eccitata e calmissima.» («Elle est excitée et très calme.»), tandis que l'héroïne parle dans son carnet d'«una nebbia strana di serenità ed angoscia» («une étrange brume de sérénité et d'angoisse». Et M Franz juge la jeune Elsa : «Saggia ma senza alcun giudizio. Disperata, solo perché piena di speranza.» («Sage mais sans aucune jugeotte. Désespérée parce que pleine d'espoir

11) Le motif de la lumière s'avère lui ambivalent, la lumière blessante du soleil symbolisant aussi la vérité : «Ha gli occhi feriti dai pimi raggi solari. Le pare di averli vicini, simili ai giri di un compasso che vorebbe pungerla al più presto.» («Les premiers rayons du soleil lui blessent la rétine. Elle a l'impression qu'ils sont tout proches. Mille pointes de compas pressées de la piquer.»)

12) Ainsi de cet avortement dans sa jeunesse qui la culpabilise et la hante (événement capital pour comprendre son œuvre) nous ne saurons aucun détail et nous ne l'apprendrons que par ses confessions successives à ses proches

13) Qui lui inspirera son livre L'isola d'Arturo, roman d'apprentissage où le merveilleux monde de l'enfance resplendissant des beautés de la petite île de Procida au large de Naples  - sorte de paradis sauvage - se heurte aux désillusions de la réalité

 

Elsa Morante sur le plateau du film La Ricotta de Pasolini.

Ce roman biographique est ainsi magistralement construit et écrit et il a le mérite de nous livrer un portrait complexe d'une écrivaine hors normes, même si ce dernier reste peu attachant (le lecteur ayant du mal à ressentir de l'empathie pour cette femme perpétuellement tourmentée au caractère difficile). Et, restituant la beauté magique de son univers d'écriture, Angela Bubba éclaire plus largement les mystères du processus de création artistique.

Elsa reflète par ailleurs toute une époque, retraçant l'évolution de la société italienne, de la pauvreté de ce quartier populaire de Rome où l'héroïne vécut son enfance au développement du fascisme et aux années de guerre, mettant surtout en lumière tout l'essor culturel d'après-guerre.

Elsa Morante a en effet fréquenté assidûment l'intelligenzia littéraire et artistique de son pays (et pas seulement) et l'auteure dessine aussi en creux le portrait du riche et célèbre écrivain Alberto Moravia qui fut son époux : un partenaire de son niveau intellectuel avec lequel elle pouvait échanger, même si leur sensibilité littéraire était différente, et qui la fit bénéficier de tout son réseau d'influences. Elle consacre aussi de longs passages au cinéaste Pier Paolo Pasolini avec lequel Elsa Morante partageait un même rapport poétique au monde et pour lequel elle travailla comme scénariste et même comme actrice.

Un roman présentant ainsi beaucoup d'intérêt à de nombreux titres.

 

 

 

 

 

Elsa, Angela Bubba, Ponte alle grazie, février 2022, 432 p.

 

 

 

 

Elsa, Angela Bubba, traduit de l'italien par Florence Courriol-Seita, Editions Héloïse d'Ormesson, mars 2025, 416 p.

 

A propos de l'auteure : 

https://it.wikipedia.org/wiki/Angela_Bubba

Née en 1989 en Calabre, Angela Bubba vit à Rome où elle mène une carrière d’écrivaine et de chercheuse en littérature italienne. Elle est l’auteure d'un premier roman La Casa (Elliot, 2009) sélectionné pour le Prix Strega, ainsi que de différents essais, notamment sur l’écrivaine Elsa Morante.

 

EXTRAITS :

On peut lire les premières pages en italien (p.11/48) : ICI

Et les premières pages en français (p.9/19) dans la traduction de Florence Courriol-Seita  : ICI

 

Retour Page d'Accueil

Publié dans Biographie, Fiction

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article